De la taille à la vendange : quand Bouzy s’aligne sur la lune
La taille de la vigne : un art millimétré
La taille du vignoble, entre novembre et mars, reste l’un des gestes les plus influencés par le calendrier lunaire. Plusieurs domaines à Bouzy reconnaissent attendre la lune descendante pour commencer à couper. Pourquoi ? Parce qu’on suppose que, la sève moins ascendante, la coupe cicatrise mieux, la plante « saigne » moins, limitant les risques de maladie.
- Exemple : Chez la Maison Dumenil (AOC Bouzy), les équipes témoignent d’un écart de plusieurs jours entre la taille en lune montante et descendante sur la vigueur des pleurs de sève.
L’entretien du sol et les préparations
Au fil des saisons, le travail du sol (labour, buttage, déchaussage) est fréquemment calé sur la lune descendante dans les domaines biodynamiques de Bouzy. L’idée : la lune descendante favoriserait l’ancrage racinaire, la « descente d’énergie » vers la terre.
- La biodynamie s’invite : La préparation 500, célèbre bouse de corne dynamisée, est généralement épandue lors de périodes de lune descendante, de préférence sur « jour racine » (source : Demeter France).
Traitements et vendanges
Les traitements naturels (tisanes, décoctions, soufre/floraison) suivent aussi parfois le rythme lunaire : on cherche le bon momentum pour accompagner la plante sans la brusquer, ni la fragiliser. Quant à la vendange, certains iront jusqu’à éviter les jours de pleine lune, redoutant une surpression de la sève qui diluerait les arômes – d’autres (plus minoritaires) cherchent l’inverse, pour des vins de garde voluptueux.
À Bouzy, secteur de pinots noirs capiteux, la préoccupation dominante demeure le juste équilibre maturité/fraicheur. Mais quelques domaines pratiquants ajustent la cueillette en fonction des nuits claires ou « jour fruit » pour magnifier la pureté du raisin.